UN HAJJ SOUS CONTRÔLE

La Mecque

Le pèlerinage à la Mecque va bientôt s’achever avec les derniers rites consécutifs à la « Station d’Arafat ».

Un million de pèlerins étrangers ont été autorisés par le gouvernement saoudien à se rendre aux lieux saints, contre 2,5 -millions avant le COVID.

Les autorités du royaume avaient mis en place une nouvelle procédure d’obtention des visas, afin, selon elles, d’éviter les nombreux abus dont les candidats au Hajj sont régulièrement victimes.

Ceux-ci devaient, cette année, s’inscrire sur la plateforme numérique Motawif, la seule habilitée à fournir par tirage au sort des visas pour le Hajj. Les candidats devaient remplir deux conditions pour valider leur inscription : La première paraissait normale, puisqu’il s’agissait de l’obligation d’être vaccinés contre le Covid-19, la deuxième était plus étonnante et peu conforme aux règles de la sunna, puisque les demandeurs devaient être âgés de moins de 65 ans. 

Le numerus clausus a donc privé nombre de fidèles de l’accès à ce pèlerinage, qui est pourtant une obligation pour tous les musulmans, et fait partie des 5 piliers de l’islam.

Pour la France, le quota a été fixé à 9 200, contre plus de 20 000 habituellement.

Les agences mises KO par la nouvelle procédure

Jusqu’à présent, les visas étaient accordés par les autorités saoudiennes par l’intermédiaire d’agences de voyage privées. Avec Motawif, ces entreprises se retrouvent brutalement évincées de l’organisation du pèlerinage, mettant en péril leur existence même. La Coordination des organisateurs agréés Hajj de France (CHF), qui regroupe 70 sociétés, a exprimé début juin dans un communiqué son « incompréhension de cette démarche troublante et comportant des risques très importants quant au bon déroulement du pèlerinage au départ de la France »

Certes, la nouvelle procédure avait pour objectif principal, selon le ministère saoudien du Hajj, de lutter contre les escroqueries de « fausses agences » qui s’emparent de l’argent de pèlerins, et mettaient même en danger la vie des pèlerins qui n’étaient souvent pas couverts par les assurances.

Les agences françaises sérieuses estiment toutefois que les autorités saoudiennes ont, avec ce système « jeté le bébé avec l’eau du bain »

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