UNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE CONTRE L’ISLAMOPHOBIE S’EST TENUE À BAKOU (AZERBAÏDJAN)

 La conférence internationale contre l’islamophobie ( « EMBRACING DIVERSITY: TACKLING ISLAMOPHOBIA IN 2024 » – « Accepter la diversité et lutter contre l’islamophobie en 2024 ») vient de s’achever.  Organisée les 8 et 9 mars 2024 à Bakou, en Azerbaïdjan, par le Centre d’analyse azerbaïdjanais des relations internationales et le Centre international du multiculturalisme de Bakou, en partenariat avec le Forum de dialogue interreligieux du G20 et le Groupe d’initiative de Bakou, C’est la deuxième conférence organisée en Azerbaïdjan dans le but de contribuer à lutter contre l’islamophobie sous toutes ses formes et manifestations. 

L’Azerbaïdjan, en première ligne contre l’islamophobie

Après l’antisémitisme du début du XXème siècle, qui a mené au massacre de milliers d’innocents, un nouveau fléau est en train d’embraser l’Europe et, hélas, en particulier la France : la chasse aux musulmans. L’islamophobie, certes, ne touche pas que nos régions. Elle existe aussi dans de nombreux autres pays au monde, mais le fait que la France, traditionnellement pays des Droits de l’Homme et de la Fraternité, en soit, en Europe, le fer de lance, est particulièrement inquiétant.

130 participants, venus de 31 pays, sont venus débattre à Bakou de la façon dont la discrimination à l’égard des musulmans s’exprime à la fois dans le domaine de la politique intérieure et celui des relations internationales, ainsi que des moyens qu’il conviendrait de mettre en oeuvre pour mettre un terme à une abomination qui non seulement ruine la vie de millions de gens dans le monde, mais continuent à faire chaque jour des milliers de victimes innocentes, y compris de femmes, des enfants et des vieillards.

L’Azerbaïdjan, qui a subi pendant presque 30 ans l’occupation de son voisin arménien, dont les motivations n’étaient pas étrangères au sentiment anti-musulman, est aujourd’hui encore victime de campagnes de presse qui tentent de présenter son agresseur comme un « rempart contre l’islam ». L’Azerbaïdjan est par ailleurs un modèle quasi unique de multi-ethnicité et de multi-culturalisme harmonieux, ce qui est précisément le cauchemar des suprémacistes blancs qui continuent de privilégier la ségrégation raciale. C’est pourquoi, il a décidé d’établir une tradition annuelle de conférences internationales sur l’islamophobie afin de surveiller et combattre les propagandes et les actions anti-musulmanes. 

Dans son discours d’introduction, le Président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a déclaré « Le lancement de cette conférence à la veille du début du Ramadan, mois sacré pour le monde musulman, et de la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie revêt une valeur particulièrement symbolique. Nous ne pouvons que déplorer que les tendances islamophobes augmentent ainsi rapidement dans le monde. Nous constatons que l’Islam y est présenté comme une source potentielle de danger et que la suspicion, la discrimination et même la haine ouverte contre les musulmans gagnent du terrain de jour en jour. Ainsi qu’il est rappelé dans la résolution des Nations Unies sur la Journée de lutte contre l’islamophobie, l’augmentation des cas de discrimination, d’intolérance et de violence liées aux croyances religieuses suscite une profonde préoccupation. »

M. Yousef M. Al- Dobeay , Sous-Secrétaire général aux affaires politiques de l’Organisation de la coopération islamique, et le Professeur Cole Durham, Président de le Forum de dialogue interreligieux du G20, rappelant la résolution 12408 (2022) adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies proclamant le 15 mars Journée internationale de lutte contre l’islamophobie, ont souligné que l’islamophobie était apparue et s’est développée comme une nouvelle forme de racisme comprenant, entre autres, la discrimination, la stigmatisation et l’exclusion dans tous les domaines de la vie.

Parmi les participants au débat de deux jours figuraient de nombreux responsables, chefs spirituels, experts et académiciens – M. Hikmet Hajiyev, assistant du président de la République d’Azerbaïdjan et chef du département des affaires étrangères de l’administration présidentielle, le Cheikh Ul-Islam Allahshukur Pashazade , président du Conseil des musulmans du Caucase, M. Khalid Fathalrahman Omer Mohamed, directeur du Centre pour le dialogue civilisationnel à l’ICESCO, Dr. Dodik Ariyanto , chef de l’Observatoire de l’islamophobie de l’OCI, et de nombreux autres dignitaires, universitaires et représentants des médias. 

L’islamophobie décomplexée

La conférence a été ouverte par une plénière où les intervenants ont souligné le fait que l’année en cours a été marquée par une forte augmentation des sentiments anti-musulmans dans le monde, lesquels se sont manifestés à travers les médias traditionnels et les réseaux sociaux, mais aussi par des actes violents tels que les autodafés du Coran en Suède,  et la publication de caricatures insultantes et obscènes du Prophète au Danemark. Les musulmans restent la première cible des plateformes en ligne incitant à la haine. La fragilité de l’Europe, qui perd de façon spectaculaire l’influence qui était la sienne dans le monde, et notamment auprès des pays émergents, a contribué à la banalisation des discours d’extrême-droite et au renforcement des idéologies « fascistes », qui se sont exprimées par ces actes de haine. Le plus inquiétant est l’émergence d’une « islamophobie d’État », qui s’est exprimée, elle aussi sur les plateformes médiatiques, mais aussi par le biais de pratiques discriminatoires, et d’une surveillance étroite des lieux de culte ou d’enseignement musulmans. En France notamment, désignée comme le modèle de cette dérive étatique, les fermetures d’associations, l’expulsion d’imam et la discrimination à l’égard des femmes portant le hijab, se sont généralisées. Il est vrai que l’on comprend difficilement l’avantage qu’ont les pays désignés à faire obstacle à l’inclusion d’une partie importante, et souvent d’une des plus dynamiques, de leur population.  L’idée porteuse de cette conférence est, selon le communiqué de l’organisation de « transcender le simple discours intellectuel pour formuler des stratégies concrètes pour un avenir plus tolérant et inclusif. » L’objectif est donc non seulement de sensibiliser mais aussi de développer des actions concrètes. Les grands sujets ont été débattus autour de tables rondes réunissant  des professionnels, des universitaires, des chercheurs, des représentants d’associations nationales et internationales, ainsi que des membres du gouvernement azerbaïdjanais.

Chaque panel comprenait de 5 à 8 intervenants et un modérateur, avec des présentations d’une durée de 15 minutes suivis d’une séance de questions-réponses. Les résultats de la conférence et ses publications permettront de tracer une feuille de route pour les États  aux prises avec le complexe défis posés par l’islamophobie.

Parmi les grandes questions traitées : « Multiculturalisme, islam et théorie du choc des civilisations : repenser l’islamophobie », « L’islamophobie numérique et la manipulation de l’opinion publique », « Faire face à l’islamophobie dans l’enseignement supérieur », et « Les politiques anti-musulmanes en France et la normalisation de l’islamophobie » 

L’islamophobie d’État en France au cœur des débats

Cette dernière table ronde a naturellement particulièrement retenu notre attention, puisque la France a probablement été le pays le plus cité par l’ensemble des intervenants qui l’ont prise pour exemple de l’islamophobie décomplexée.

Ce panel était animé par Jean-Michel Brun, rédacteur en chef de Musulmans en France, qui a souligné en introduction que la France a été, non pas forcément par sa politique, mais au moins par sa pensée, le pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, ces trois mots constituant d’ailleurs la devise de la nation française. Aujourd’hui, hélas, après une quinzaine d’années de politique incohérente, la France est prise en exemple, y compris dans les écoles américaines, comme le symbole de ce racisme d’un nouveau genre : l’islamophobie. Les musulmans, qui représentent pourtant plus de 10% de la population française, sont quotidiennement victimes de discriminations à l’emploi et au logement, de fermetures d’écoles, de lieux de cultes, d’associations culturelles et sportives, de librairies, expulsions d’imams, interdiction de porter des vêtements religieux dans les écoles, intervention de l’État dans le contenu des prêches, etc… 80 ans après la Shoah, des Français sont encore victimes de haine, et ceci au plus haut niveau, pour le seul fait de leur appartenance ethnique ou religieuse, malgré, bien entendu les dénis offensés des autorités françaises qui se défendent de tout esprit de discrimination, comme d’ailleurs les antisémites du début du vingtième siècle protestaient avec véhémence de leur vertu.

Roland Laffitte, chercheur et écrivain, qui a publié plusieurs livres sur l’islam en France, dont « La France, l’islam et ses musulmans », et « Voyage au pays de l’islamophobie », a ensuite dressé un tableau de la façon dont s’exprime le courant islamophobe en France. Il faut remonter à la à la période coloniale et en particulier à l’occupation de l’Algérie, pour comprendre la réalité et les formes de l’islamophobie en France. A cette époque, les Musulmans ne sont pas des « citoyens », mais plutôt des « sujets » français, ne bénéficiant pas des mêmes droits que les autres Français et soumis de plus, par le Code de l’indigénat du 28 juin 1881, à des règles répressives particulières appliquées par les autorités administratives. C’est au point que même un converti au christianisme restait Musulman en droit et est donc discriminé comme tel.

Même si aujourd’hui, la discrimination raciale est sanctionnée par la loi, l’héritage de la segmentation coloniale persiste de nos jours, notamment sous la forme d’arrestations policières au faciès : un Arabe ou un Africain, a 20 fois plus de chances d’être arrêté par la police. 
Elle prend aussi la forme de discriminations à l’embauche: porter un nom arabe entraîne 7 fois moins de réponses positives. La moitié des agences immobilières leur refuse de louer leurs biens. Enfin, il existe une discrimination « structurelle » qui se manifeste dans l’urbanisme et l’éducation, avec les cités-ghettos des banlieues.

Pour les apologistes de l’islamophobie, propagateurs des théories fumeuses du « grand remplacement » ou du « séparatisme islamiste », reprenant les thèses en vogue à l’époque coloniale, le musulman serait par essence rétif à toute inclusion : Il confondrait religion et politique, donc avancer des revendications en faveur  des Musulmans est nécessairement politique; il serait par nature violent, ce qui induit que toute revendication est susceptible de devenir violente ; et il serait irréformable.  Il est d’ailleurs intéressant de noter que les mêmes arguments étaient avancés par les collaborationnistes français comme Xavier Vallat à propos des polonais, juifs en particulier.

Afin de convaincre de la réalité des dangers relatifs à la présence de musulmans en France, ces préjugés s’exprime par un travestissement des notions de la religion musulmane, comme  islām, šarīᶜa, ğihād, etc. Selon Roland Laffite, « cette attitude se traduit par une place à part faite par l’État en regard des autres religions: La séparation des Églises et de l’État de 1905, dont la France s’enorgueillit, n’a jamais été véritablement appliquée à l’Islam, ni pendant la colonisation où les mosquées et les zaouias (tariqas) transformées en associations cultuelles, et leur personnel étaient sous le contrôle direct de l’État, ni aujourd’hui où l’État s’efforce de créer une représentation des Musulmans entièrement à sa main, et intervient sous des formes à peine dissimulées dans les questions d’organisation des Musulmans inédites dans l’Islam, et même dans des questions théologiques. Nous avons ici une véritable islamophobie d’État. »

L’islamophobie s’exerce également à l’occasion de la guerre en Palestine où on a vu s’accentuer l’homothétie, déjà avancée par le CRIF ou des penseurs médiatiques comme Alain Finkelkraut ou Bernard-Henri Levy, entre islam et antisémitisme par le canal de l’antisionisme, lui-même déclaré antisémite par le president Macron lui-même. Ainsi, la qualification de « terroriste » des attaques du Hamas du 7 octobre 2023, a été appliquée à la lutte palestinienne, déchue de sa qualité de résistance nationale, et entraîné la suspicion d’antisémitisme à toute critiques d’Israël de la part des media main steam, visant tout particulièrement les Musulmans.

Zaur Sadigbayli est un juriste azerbaïdjanais qui vit en France dans la région de Nice. Particulièrement concerné par l’islamophobie à la Française qui a entraîné le soutien de la quasi-totalité de la classe politique à soutenir les séparatistes arméniens lors de la guerre du Karabakh. Il a dressé un tableau statistique très précis de la présence des musulmans en France , et de la façon dont ils sont reçus, depuis les premiers arrivants appelés en France pour soutenir l’industrie des 30 glorieuses, jusqu’à aujourd’hui, où l’administration continue trop souvent de les considérer encore comme une population exogène. Quant aux nouveaux immigrants, les « nombreux obstacles existant dans les procédures administratives et l’attitude des autorités locales (Préfectures) transforment le parcours d’un étranger en France de l’arrivée sur le sol jusqu’à la naturalisation en un parcours du combattant. Une partie de l’administration du ministère de l’intérieur – les agents des préfectures – a des idées ouvertement racistes, persuadée que les étrangers sont des parasites, ou des radicaux et même potentiellement des terroristes. »

Selon lui, les problèmes liés à l’islam auxquels le gouvernement français essaie de trouver des solutions ne sont que le fruit de sa propre défiance à l’égard d’une population qui ne demande qu’à participer à l’essor de leur pays. Il serait temps que les dirigeants français cessent de jouer les pompiers pyromanes et aient juste de la considération pour les musulmans français. 

Les musulmans français en liberté conditionnelle

Nourredine Belhout, Directeur de la Faculté des Sciences Islamiques de Paris, a quant à lui souhaité équilibrer le débat en rappelant qu’il serait erroné de présenter la France comme un pays où il serait impossible d’être musulman. En effet, avec plus de 5000 mosquées, plusieurs universités et un nombre important d’écoles et de lycées, des magazines online, des radios, la communauté musulmane a les moyens de s’exprimer.

Reste qu’elle est en permanence soumise à des pressions qui dépassent souvent la limite du tolérable : des écoles ont été fermées sous des prétextes fallacieux, et même si la justice leur a donné raison, il était trop tard pour revenir en arrière. Une manière particulièrement sournoise de détourner la loi. Des imams ont été expulsés sur de simples ragots, sans qu’aucune autorité n’ait pu mettre à jour le moindre discours litigieux, et bien sûr les jeunes musulmanes qui portent le hijab sont victimes de discrimination et parfois même de maltraitance. Alors pourquoi, puisque les musulmans pratiquants, du fait même de leur foi, sont exemplaires dans leur manière d’être et que les établissements d’enseignement, comme le lycée Averroès a déjà été élu meilleur lycée de France, ce qui n’a pas empêcher le préfet de région de supprimer ses subventions ?

Ce qui inquiète Mohammed El-Maazouz, directeur de l’Académie arabo-européenne d’études géostratégiques de Paris, et membre du conseil de l’audiovisuel du Maroc, c’est cette véritable philosophie de l’exclusion qui s’est construite en France afin de justifier les lois et les arrêtés qui limitent les droits et les libertés des musulmans en France.

Pire, le ministère de l’intérieur français s’emploie, ainsi que l’ont  fait remarquer le britannique Muhammad Abdur Rabbani, directeur de CAGE international, et le Dr. Kawtar Najib, de l’Université de Liverpool, s’attache à faire taire, autant qu’il est possible, les ilots de résistance, les voix qui cherchent à défendre la communauté musulmane face aux oppressions diverses dont elle est victime. Ainsi, le CCIF (Comité Contre l’Islamophobie en France), seule association vouée à la protection des musulmans français a été dissoute, ainsi que Baraka City, une organisation caritative qui venait en aide aux musulmans les plus démunis. 

Même si, bien sûr,  l’islamophobie n’est pas l’apanage de la France. Le Dr Sara Cheikh Husain , chercheuse à l’Université de Melbourne, a pu ainsi faire une comparaison des attitudes discriminatoires en France et en Australie, un pays où le racisme fut un temps institutionnalisé et décomplexé, jusqu’à l’attentat de ChristChurch en Nouvelles Zélande, commis en 2019 par un islamophobe australien. S’en est suivie une remise en cause qui commence à porter ses fruits. Espérons simplement qu’il ne faudra pas en arriver là pour réveiller la conscience des Français. 

L’internationale de l’islamophobie

L’islamophobie est loin d’être circonscrite aux frontières d’un État. Elle s’exporte. L’exemple le plus éloquent est, on l’a dit, celui de la Palestine et des massacres de Gaza. Si les 1000 morts de l’attaque du 7 octobre par le Hamas ont ému et mobilisé le monde entier qui d’une seule voix a parlé de « pogrom », il a fallu attendre les 30 000 victimes palestiniennes de Tsahal pour que les médias et les politiques commencent à se poser des questions. Le taux de change n’est visiblement pas le même.

En France, le conflit du Caucase est souvent présenté comme un affrontement entre un pays chrétien, l’Arménie, et un pays musulman, l’Azerbaïdjan, même si ce dernier est un pays strictement laïque et multiculturel. Une confusion entretenue à dessein par la droite française qui instrumentalise cet amalgame pour faire croire à un choc des civilisations, un complot islamiste mondial,  dont elle serait le seul rempart. Ainsi le vandalisme, puis le démontage de la statue de la princesse francophone et francophile Natavan à Evian, est une illustration de cette islamophobie parfaitement assumée.

Les participants à la conférence ont d’ailleurs pu, lors d’une visite à Choucha, désignée cette année comme capitale culturelle du monde musulman, constater les dégâts occasionnés par l’occupation arménienne, conséquence de cette haine du musulmans, à la fois  criminelle et stupide.  

Ces deux conférences de Bakou ont permis de dessiner le panorama de l’islamophobie dans le monde et ses conséquences. Il reste maintenant à imaginer et mettre en place des solutions concrètes. Car si les discours sont utiles pour établir un diagnostic de ce fléau mondial, cela ne suffit évidemment pas. Le politicien français Pierre Mendès-France disait : « Le racisme ne se discute pas, il se combat ». Comment empêcher concrètement que les femmes musulmanes soient interdites de certains métiers, comme accompagnatrices scolaires, comment permettre au public de connaître l’islam pour ce qu’il est, et non pas au travers des préjugés diffusés sur les médias grand public, comment empêcher ces dernier de se sentir libres d’insulter, calomnier, caricaturer les musulmans et leur fois avec un sentiment d’impunité absolue ? Quel peut être le rôle des organisations internationales, des medias communautaires et alternatifs ?

Il faut élaborer des programmes et des projets pour lutter contre les récits discriminatoires aux niveaux médiatique. Il faut sensibiliser le grand public, et notamment les plus jeunes, s’affirmer auprès des politiques, élargir et appliquer les instruments juridiques pour que le crime de l’islamophobie soit définitivement éradiquer. Ce sera certainement la mission des prochaines conférences dont les musulmans opprimés du monde entier attendent non seulement des paroles, mais des actes.   

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