NOTRE AVENIR NE DÉPEND QUE DE NOUS

Pendant deux ans, l’épidémie a pris la place de toutes les autres questions d’actualité. Elle a fait taire les revendications, et les partis « traditionnels», de gauche et de droite, se sont effacés derrière la politique gouvernementale anti-covid. On n’a plus entendu leur voix, et se sont finalement dissous dans le silence général. Résultat, ils ont aussi disparu des urnes, laissant encore une fois la place à l’affrontement, rêvé par le président, entre les deux candidats de 2017.

C’est donc par défaut que fut réélu Macron, loin de l’enthousiasme du sacre du Louvre.Mais une troisième force a cette fois émergé, et si elle n’a pu se qualifier pour le second tour, elle a encore toutes ses chances pour s’affirmer aux législatives.

Alors que veut-on ? Un pouvoir présidentiel jupitérien sans partage, qui poursuive sa politique de mise à l’index de la communauté musulmane, qui continue de considérer les citoyens français de foi musulmane comme des « séparatistes » en puissance, qui ferme des écoles, des mosquées, qui s’immisce dans le prêche des imams, au mépris de l’esprit de la loi de 1905 ?

Souhaite-t-on une assemblée qui soit encore une chambre d’enregistrement des choix présidentiels, comme la Douma de Moscou ? Ou sommes-nous décidés à ce qu’un équilibre se fasse, et qu’un exécutif à la dérive trouve enfin, dans un parlement fort, un rempart à ses délires islamophobes ?

Alors, quels bulletins jeter dans les urnes législatives ?

Notre rôle de journalistes n’est pas de donner des consignes de vote. Nous laissons simplement aux citoyens français musulmans de regarder qui, dans ses programmes et ses discours, a défendu leur liberté d’être simplement ce qu’ils sont.

Ne nous nous réfugions pas dans une confortable abstention. Ce n’est pas le moment de déserter, car le combat est celui de la survie de nos valeurs. Des valeurs qui sont, à bien des égards, plus fidèles aux valeurs républicaines que les règles que voudraient nous imposer des politiciens à courte vue, sans principes ni vision.

Notre avenir n’est pas encore écrit. Il sera ce que nous en ferons.

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