LA FRANCE QU’ON AIMAIT…

C’est un peu de la France qu’on aimait qui disparaît. Jean Teulé a rejoint Brassens, Ferré, Coluche, Desproges, Bedos, Yanne, au paradis du verbe libre. Il racontait l’Histoire comme personne ne l’avait fait auparavant, telle qu’elle était, crue, terrible, et drôle à la fois. C’était un iconoclaste jubilatoire, et un véritable humaniste. Il était surtout, à mon avis, l’un des deux meilleurs écrivains de langue française. L’autre étant Yasmina Khadra. Un Algérien ! Quelle horreur pour cette France d’en haut qui s’acharne à séparer le « eux » du « nous ».

« Eux », c’est nous évidemment ! Les musulmans qui, pourtant, ont contribué à construire la France et continuent à le faire. En dédiabolisant les discours suprémacistes, nos dirigeants ont fait sortir le monstre de sa cage. Il rugit désormais sans vergogne dans les medias, dans les tribunaux, et aujourd’hui à l’Assemblée Nationale, la maison du peuple.

Cette France divisée, isolée, soumises aux intérêts particuliers, qui a perdu le sens du collectif, l’esprit de fraternité, d’égalité, de liberté dont elle n’éclaire plus le monde, ce n’est pas celle que nous voulons. La France que nous voulons, ce n’est pas celle qui, recroquevillée sur elle-même, se pose en donneuse de leçons qu’elle n’aurait pas apprises. La France que nous voulons, c’est celle qui attirait à elle les lumières venues d’ailleurs et qui, comme un diamant, renvoyait leur éclat pour illuminer de leurs feux la pensée universelle.

Malgré tout, on l’aime, cette France que l’on a le devoir d’aider à combattre ses propres démons.

Et puis, il nous reste les livres de Teulé et de Khadra. Tout n’est donc pas perdu.

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