AVEUGLÉ PAR LA HAINE

Alors que l’administration dont dépend le ministère de l’intérieur est en panne (plus de 4 mois pour obtenir le renouvellement d’un passeport ou d’une carte d’identité, un retard de 2 ans pour les titres de séjour) , alors que la police est incapable d’assurer la sécurité d’un simple match de football, toute l’énergie du ministre passe dans la réalisation de son obsession : la lutte contre le « séparatisme » musulman.

Un fantasme qu’il décrivait dans un livre où transparaissait la haine viscérale nourrie d’une paranoia qui aurait dû le disqualifier pour occuper un poste aussi stratégique.

La suspension de l’expulsion de l’imam Iquouissen par le tribunal administratif a été reçu par lui comme un véritable coup de poignard dans sa folie obsessionnelle.

Pourtant, à y regarder de plus près, on s’aperçoit que l’imam en question a été tout sauf un rebelle à l’égard de la République française et de ses représentants. Alors pourquoi lui ? Peut-être pour donner aux musulmans un signal clair : « on ne veut plus de vous ici, peu importe que vous soumettiez ou non aux diktats de l’administration française », laquelle ressemble de plus en plus à une administration coloniale.

On se demande également pourquoi Emmanuel Macron a nommé, puis confirmé à ce poste un homme qui n’avait rien caché de ses fantasmes. Probablement pour, une fois de plus, s’attirer les bonnes grâces de l’extrême droite. Que d’énergie, que d’argent du contribuable gâchés dans cette donquichotterie ! Quoi que vous fassiez, les musulmans français ne partiront pas de ce pays, car la France est leur patrie tout autant qu’elle est la vôtre.

Prenons plutôt exemple sur les États-Unis, ou les musulmans ont les mêmes droits que tous, et participent activement, aux côtés de leurs concitoyens, à l’essor de la Nation.

Prenons exemple sur l’Azerbaïdjan, ou toutes les ethnies, cultures et religions sont unies dans un même élan patriotique. Pas étonnant d’ailleurs que ce pays soit fustigé par nos politiques qui lui préfèrent un pays mono-ethnique, car le mot même de multi-culturalité résonne comme une grossièreté dans un pays à bout de souffle incapable de trouver d’autre ciment que la dérisoire invention d’un bouc-émissaire.

Décidément, l’Histoire se répète… jusqu’où ?

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