KARABAKH : À L’ARMÉNIE DE TIRER LES LEÇONS

Par Anastasia Lavrina

Près de deux ans se sont écoulés depuis le début de la guerre de libération en septembre 2020 qui s’est soldée par la victoire de l’Azerbaïdjan et la restauration de l’intégrité territoriale du pays. On regrette toutefois que l’Arménie n’en ait pas tiré d’enseignement et n’ait jamais appris à vivre en paix avec ses voisins. Les agressions dans la zone de responsabilité des casques bleus russes dans la région du Karabakh en Azerbaïdjan, ainsi qu’à la frontière officielle, se poursuivent. Des soldats azerbaïdjanais meurent sous les balles des milices arméniennes qui n’ont pas encore quitté le territoire de l’Azerbaïdjan, malgré les engagements pris dans la déclaration trilatérale du 10 novembre 2020. Comment traiter avec ceux qui, violent ainsi les lois internationales, au risque de déstabiliser toute la région ? Que faire des groupuscules armées d’un État voisin qui commettent des exactions sur le territoire d’un autre État souverain ? Comment résoudre le problème si cet Etat ne comprend pas la langue du dialogue et, ignorant un document signé de sa propre main, envoie ses soldats assassiner des innocents sur le territoire d’un État voisin? Lorsque tous les recours sont épuisés, la seule solution qui reste est le recours à la force. C’est regrettable, mais c’est ainsi.

L’opération « Revenge », qui a duré plusieurs heures, était une mesure de réponse à une agression. Comme l’a noté le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, « le sang du martyr azerbaïdjanais a coûté cher aux ennemis, et ils ne doivent pas l’oublier ». L’Arménie doit comprendre que toute agression entraînera une réponse correspondante de la part de l’Azerbaïdjan. Si en Arménie, certains pensent qu’ils peuvent intimider l’Azerbaïdjan en demandant l’aide d’autres pays, alors ils se trompent lourdement. Et les pays qui seraient tentés de demander à l’Azerbaïdjan de résoudre pacifiquement les problèmes émergents seraient mieux avisés d’exercer une pression appropriée sur l’Arménie, un pays agresseur qui, pendant près de 30 ans, a maintenu 20 % du territoire de notre territoire sous occupation, un pays qui a incendié et détruit des centaines de sites et monuments culturels et religieux, et cherche en permanence à aggraver la situation en refusant de signer un traité de paix.

Le gouvernement azerbaïdjanais met activement en œuvre d’énormes projets liés à la gazéification, à l’électricité, à l’approvisionnement en eau, à la construction de routes dans presque toutes les régions du pays. Ces projets profiteront à tout le Caucase du Sud. Des travaux à grande échelle sont en cours au Karabakh et dans l’est de Zangezour. L’Azerbaïdjan restaure les infrastructures et crée toutes les conditions pour le retour des anciens déplacés internes dans leur terre d’origine. Une grande attention est accordée au développement de l’agriculture. Toutes les conditions nécessaires sont créées pour l’intégration de l’économie du Karabakh et de l’est du Zangezour dans l’économie mondiale globale. Le lancement du corridor de Zangezur, qui reliera l’Azerbaïdjan à la République autonome du Nakhitchevan à travers le territoire de l’Arménie, est d’une importance capitale et son ouverture n’est qu’une question de temps.

Les Arméniens vivant au Karabakh aujourd’hui sont des citoyens azerbaïdjanais et le gouvernement de l’Azerbaïdjan est prêt à assurer la protection de leurs droits au même titre que les droits de tout Azerbaïdjanais. L’Azerbaïdjan a déjà clairement indiqué que les Arméniens vivant au Karabakh n’auront aucune position ou statut particulier. Il est temps de l’accepter. Le Karabakh fait partie intégrante de l’Azerbaïdjan, d’un point de vue historique et du point de vue du droit international.

Il n’est pas permis à un pays occupant de coloniser les terres occupées. Ceci est contraire à toutes les dispositions du droit international et aux Conventions de Genève. L’Arménie a également violé cette règle. La ville azerbaïdjanaise de Lachin, les villages de Zabuh et Sus ont été annexés illégalement pendant la période d’occupation arménienne, et aujourd’hui, les personnes qui y vivent doivent chercher un nouveau lieu de résidence. Pour ce qui s’est passé, ils n’ont à blâmer que les dirigeants arméniens qui, ont poursuivi leurs propres objectifs égoïstes, sans se soucier de l’avenir de ces personnes.

Selon la déclaration trilatérale signée à l’automne 2020, l’Arménie s’est engagée à quitter les colonies autour du corridor de Lachin, qui assure la communication entre l’Arménie et la ville azerbaïdjanaise de Khankendi au Karabakh, dès qu’une nouvelle route sera construite reliant L’Arménie avec le Karabakh, contournant la ville de Lachin. L’Azerbaïdjan a construit pour cela une route de 32 kilomètres en un an seulement. Cependant, même ici, les Arméniens vivant dans cette région ne se comportent pas avec dignité. En quittant le Lachin azerbaïdjanais, ils ont brûlé les maisons où ils avaient vécu. Ainsi, ils démontrent leur haine, leur refus d’accepter la nouvelle réalité. Ce comportement engage la responsabilité militaire et légale de l’Arménie. Il est temps que celle-ci tire les bonnes conclusions faute de quoi, elle récoltera les fruits Soit l’Arménie tire des conclusions, soit elle récolte les fruits de sa propre rapacité.

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