SPÉCIAL AZERBAÏDJAN

Mais pourquoi parler encore de l’Azerbaïdjan, et de ce conflit avec l’Arménie ?

C’est loin, ça parle des langues bizarres, ça ne nous concerne pas.

Sauf que des politiciens de chez nous, et non des moindres, vont chercher ce conflit pour en faire un argument électoral. Un argument pour quoi ? ou du moins contre quoi et contre qui ?

S’appuyant sur la prétendue défense des Chrétiens d’Orient, voilà nos politiques vent debout contre ce qu’ils voient comme l’agression de l’Islam contre la civilisation chrétienne. De là à transposer cela dans notre propre pays et à justifier la discrimination envers les musulmans par la théorie loufoque du « grand remplacement », c’est un pas que les bouffons de la politique n’hésitent pas à franchir.

Sauf que l’Azerbaïdjan n’est pas un pays musulman. C’est un pays laïque, au sens exact où l’entendait Aristide Briand. Un exemple de tolérance et de multiculuralisme. Pouah ! diront les hystériques du souverainisme.

Sauf que les Chrétiens d’Orient, justement, sont parmi les premières victimes des nationalistes arméniens. Pendant les 30 ans d’occupation du Karabakh par les forces arméniennes, leurs églises ont été vandalisées détruites, ou, au mieux, transformées en églises arméniennes.

Alors quand des politiques qui, en goguette avec les nationalistes arméniens, bafouent les traités internationaux et n’ont pas honte de se faire photographier devant des tombes nazies, viennent donner des leçons de démocratie, on aurait presque envie de rire si ce n’était pas si tragique.

Comme le disait Coluche, « Je cesserai de faire de la politique quand les politiciens cesseront de nous faire rire ».

En attendant, comme le rappelle le Père orthodoxe Constantine : « Nous sommes en train d’être anéantis, aidez-nous, Chrétiens ! »

Jean-Michel Brun

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