IQUIOUSSEN : LA FARCE CONTINUE

Le ridicule ne tue pas, et heureusement, sinon nous n’aurions pas le bonheur extatique de continuer à rire (ou pleurer) des pantalonnades de notre cher ministre de l’intérieur.

C’est vrai qu’on ne l’avait pas beaucoup entendu, ces jours-ci, le croisé au petit pied. Mais durant tout ce temps, rongé par la rancune, il préparait son coup. Et hop, on arrête l’imam félon qui avait osé dire ce que d’autres, prêtres, pasteurs ou rabbins, ânonnent dans leurs sermons : la femme est inférieure au mâle, l’homosexualité est une maladie. Bref, un discours « contraire aux valeurs de la République. » Oui, sauf qu’il n’y a pas si longtemps, une femme ne pouvait travailler ni ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son mari, il n’y avait pas de viol entre époux, et l’homosexualité était punie par la loi. Nous étions aussi en République et telles étaient ses valeurs. En fait, notre ministre semble tout simplement confondre les valeurs et les moeurs.

D’accord, les discours Hassen Iquioussen étaient des sottises, mais dites il y a 20 ans, et depuis, il avait fait amende honorable. Et on n’a jamais expulsé le clerc d’une autre religion pour cela.

Alors, grâce à des juges belges serviles, Iquouissen a été mis aux arrêts. Du coup Gérald Darmanin trépigne de joie : « Je me réjouis que M. Iquioussen ait été interpellé aujourd’hui par les services belges, que je remercie très sincèrement […] Se soustraire à une décision d’expulsion du territoire national est un délit que le Code pénal condamne ».

Mais que faire de lui ? Le faire revenir en France pour lui dire de repartir ? Parce que, finalement en partant en Belgique le prédicateur avait juste appliqué de lui-même l’arrêt d’éloignement. C’est ce que souligne son avocate, Me Lucie Simon, qui ajoute que le mandat d’arrêt se fondait « sur une infraction » qui n’était « pas constituée ». Alors, s’interroge-t-elle,  «Pourquoi le rechercher ? Pourquoi vouloir le faire revenir ? »

Simplement parce que le Ministre avait été privé de la jolie photo aux côtés de l’imam menotté.

La hausse des prix met des ménages à la rue, plus de 2000 lits d’hôpitaux ont été supprimé pendant la dernière mandature, le niveau de notre enseignement n’a jamais été aussi bas. Notre justice, sauf lorsqu’il s’agit de courser les musulmans, bat des records de lenteur, et voilà à quoi s’occupent nos gouvernants.

Bon, après tout, on a ceux qu’on mérite…

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