DEUX JOURNALISTES AZERBAÏDJANAIS TUÉS PAR UNE MINE AU KARABAKH

Appel d’une journaliste azerbaïdjanaise francophone à ses collègues francophones

Par Zeynab Kazimova, Fondatrice du journal Le Carrefour (Yol govshaghi), seul journal francophone d’Azerbaidjan, Membre de l’Union des Journalists d’Azerbaidjan

Aujourd’hui deux journalistes azerbaïdjanais ont été tués par une mine arménienne à Kalbajar. Les forces armées arméniennes continuent de commettre des actes criminels contre les citoyens de l’Azerbaidjan en minant les territoires libérés au Karabagh et les sept districts alentour. Ces  actes en violent délibérément les normes et principes fondamentaux du droit international humanitaire, y compris les exigences des Conventions de Genève de 1949.

Le 4 juin 2021, vers 11 heures 00, une voiture “Kamaz” qui roulait en direction du village de Susuzlug, dans la région de Kalbajar, avec à son bord des collaborateurs de chaînes de télévision et d’agences de presse, a été touchée par une mine antichar. Deux journalistes :  Siradj Abishov de la chaîne AZ TV, et Maharram Ibrahimov de l’agence de presse AzerTaj, ont été tués.

Le parquet militaire azerbaidjanais a ouvert une procédure pénale, notamment  en vertu de l’article 100.2 (planification, préparation, déclenchement ou conduite d’une guerre d’agression), et 116.0.6 (violation du droit international humanitaire pendant un conflit armé). Le procureur général azerbaïdjanais Kamran Aliyev a adressé au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, au Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, à Amnesty International et à Human Rights Watch. un appel officiel rappelant que les forces armées arméniennes continuent à se livrer à des actes criminels contre les citoyens d’Azerbaidjan en minant les territoires, en violation flagrante des normes et principes fondamentaux du droit international humanitaire, y compris des exigences des Conventions de Genève de 1949.

À ce jour, la partie arménienne refuse toujours de fournir les cartes des mines enfouies dans les territoires libérés du Karabakh. Cela suffit. Ces actes commis contre le peuple azerbaïdjanais ne sont rien d’autre que des assassinats, et l’Arménie doit enfin se conformer à ses obligations dictées par le droit international. Le refus de l’Arménie de fournir ces cartes et d’autres informations qui pourraient contribuer à sauver des vies humaines constitue une grave violation de ce droit, et des droits de l’homme.  20 civils ont été tués depuis la signature de la déclaration tripartite entre l’Azerbaidjan, la Russie et l‘Arménie.

L’ambassadeur de France en Azerbaïdjan, Zakari Gross, a exprimé ses condoléances aux familles des journalistes tués par une mine à Kalbajar. “J’ai entendu dire que Siraj Abishov et Maharram Ibrahimov ont été tués par une mine à Kalbajar et j’étais très triste. J’offre mes condoléances à leurs familles », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Très probablement, ces mines ont été enterrées par les arméniens durant ces derniers jours. Si l’on regarde les récentes provocations commises par l’Arménie, on peut voir que les groupes de sabotage arméniens tentent d’empêcher l’utilisation des routes par des poses de mines clandestines,  afin de ralentir le  retour au Karabakh des azerbaidjanais chassés de leurs maisons depuis la première guerre au Karabakh, dans les années 1992-1993.

Je demande aux organisations internationales de prendre les mesures qui s’imposent contre les dirigeants arméniens, et appelle la communauté internationale à condamner sans réserves  les crimes commis par les arméniens .

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