DÉPART DE RAHMAN MUSTAFAYEV, L’AMBASSADEUR D’AZERBAÏDJAN QUI A DONNÉ UNE LEÇON À LA FRANCE

Le nouveau contexte des relations France-Azerbaïdjan 

Qui connaissait l’Azerbaïdjan il y a deux ans ? En France, personne, ou presque. Et ceux qui auraient pu la situer sur une carte  n’étaient pas légion. 

On parlait plus de Dubaï, pourtant situé sur le même fuseau horaire. Un journaliste avait même titré l’un de ses reportages « Bakou, la Dubaï du Caucase, la ville de tous les excès », prouvant d’un même coup qu’il ne connaissait pas grand-chose au sujet, qu’il était également méprisant à l’égard de Bakou et de Dubaï, et qu’un petit relent d’islamophobie suffit largement à compenser les lacunes de compétences. Même si l’Azerbaïdjan est un pays laïque. Mais cela, l’enquêteur n’en savait sans doute rien. 

Pourtant, les relations diplomatiques s’étaient très rapidement établies entre la France et l’Azerbaïdjan après l’indépendance de celui-ci en 1991. Une coopération universitaire et culturelle intense avait  conduit notamment à la création d’un lycée français d’une Université franco-azerbaïdjanaise à Bakou. Des concerts et expositions étaient régulièrement organisés dans les deux pays. Des groupes d’amitiés avaient vu le jour aux assemblées parlementaires de Paris et Bakou. L’Azerbaïdjan étaient régulièrement cité en exemple comme pionnier dans l’émancipation des femmes. Bref, une diplomatie tranquille et feutrée. 

Donc globalement, l’Azerbaïdjan était un pays ami qui, blotti dans un confortable anonymat, ne faisait pas la une de l’actualité. Être ambassadeur d’Azerbaïdjan en France semblait avoir tout d’une sinécure : quelques réceptions, quelques voyages, une poignée d’expo au Centre culturel, et voilà… jusqu’à ce qu’éclate le conflit du Sud Caucase. 

Attaque de nationalistes arméniens contre l’ambassade d’Azerbaïdjan à Paris

En prenant ses  fonctions  en 2017, Rahman Mustafayev n’imaginait pas qu’il aurait à gérer l’une des situations les plus délicates pour un chef de mission diplomatique : être l’ambassadeur d’un pays en guerre, et qui plus est contre un voisin dont la diaspora française représente une force médiatique et politique considérable, et dont le nationalisme exacerbé ne lui laisserait aucun répit. 

Car, dès le déclenchement de la deuxième guerre du Karabakh le 27 septembre 2020, c’est un immense chantier qui s’ouvrait devant la mission diplomatique azerbaïdjanaise en France.  Elle aurait à la fois à expliquer la guerre, à faire face à une classe politique hostile soutenue par des médias partisans, protéger les bâtiments de l’ambassade contre des casseurs radicalisés, et qu’en même temps elle aurait à faire découvrir aux français les richesses patrimoniales, musicales, littéraires, artistiques d’un pays dont beaucoup venaient tout juste d’apprendre l’existence. 

Surtout, la diplomatie azerbaïdjanaise a eu à faire face, bien avant le déclenchement des hostilités dans le sud Caucase, au travail de sape menée par les nationalistes arméniens en France. 

Le clientélisme des nationalistes arméniens en France 

Car en coulisse, la communauté arménienne, divisée au temps de l’Union Soviétique, s’est organisée à partir de la chute de celui-ci, et s’est soudée autour de l’offensive des Arméniens en 1992 pour conquérir le Karabakh, puis de l’occupation de ce dernier et des territoires adjacents et surtout autour de la revendication de reconnaissance du Haut-Karabakh comme République indépendante.  

En 2017, la guerre du sud Caucase ne s’est pas encore déclenchée sur le terrain, mais elle a déjà commencée en France, discrètement menée par la communauté arménienne dans les couloirs du Parlement, du Quai d’Orsay, et des conférences de rédaction.  

Ara Toranian et Mourad Papazian, co-présidents du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France avec Emmanuel Macron

La communauté arménienne française, forte d’environ 700 000 personne, est principalement concentrée sur 3 régions-clés : Paris et sa banlieue, Lyon et Marseille. Elle pèse désormais d’un poids politique considérable au sein d’une classe politique en quête de voix. Les élus de ces régions nouent des relations étroites avec la communauté arménienne. En échange de son appui électoral, celle-ci attend d’eux un soutien dans la reconnaissance de cette « République » qui n’est, en revanche, reconnue par aucun autre pays, Arménie comprise. Ils établissent notamment des « jumelages » et  des « chartes d’amitié » entre leurs communes et celles des territoires occupés. Des accords illégaux en regard de la loi française, puisqu’ils sont en contravention avec le droit international qui, à travers plusieurs décisions consécutives du Conseil de Sécurité de l’ONU a confirmé l’illégalité de l’occupation de ce territoire par l’Arménie.

La classe politique et une partie de l’intelligenzia « bobo » françaises, poussées par la diaspora nationaliste arménienne et certains milieux catholiques fondamentalistes qui ont notamment le quasi monopole de la propriété des principaux journaux français, se sont engagées dans une sorte de « nouvelle croisade » : soutenir « l’Arménie chrétienne » contre « l’Azerbaïdjan musulman ». Des élus se sont rendus en « pèlerinage » en Arménie, des chartes d’amitié ont été signées. Un contresens, puisque l’Azerbaïdjan est un pays laïque et multi-culturel, mais qui peut convaincre lorsqu’aucune voix ne s’élève pour remettre les choses à l’endroit. 

Défendre la souveraineté de l’Azerbaïdjan auprès des autorités françaises

La première mission du nouvel ambassadeur d’Azerbaïdjan en France a par conséquent été de contribuer à rétablir le droit et faire respecter la souveraineté de l’Azerbaïdjan auprès des autorités françaises et des élus locaux. Les interventions auprès du quai d’Orsay et des parlementaires étant restées lettre morte, l’Ambassade a choisi de porter l’affaire devant les tribunaux.  En 2018 et 2019, une vingtaine de batailles judiciaires ont été engagées contre les jumelages ou les « chartes d’amitié » entre des villes française et des villes du Haut-Karabakh sous occupation arménienne. Bilan : 18 décisions de justice en faveur de l’Azerbaïdjan, 18 « chartes d’amitié » annulées par les tribunaux. Parmi elles, la « charte d’amitié » entre la commune de Vienne et la ville d’Hadrout, celles établies entre la « république du Haut-Karabagh » et le département de la Drôme, entre les communes de Bourg-lès-Valence et de Choucha, entre Bourg-de-Péage et Khodjavend, entre Saint-Etienne et Choucha, entre la commune d’Arnouville et Khodjavend. Ces décisions font jurisprudence. Pour la première fois, la mainmise territoriale du nationalisme arménien, et les velléités de justification indirecte de l’occupation arménienne subissaient un coup d’arrêt. 

Le mur des medias 

On dit souvent que l’écriture est une arme plus meurtrière que le fusil. Le parti Dashnak arménien l’avait compris depuis longtemps, puisque, à travers son Comité de Dépense de la Cause Arménienne, et son Centre de Recherche sur la Diaspora Arménienne, il a tenu, et continue à tenir, la plume de nombreux journalistes et écrivains. Les militants arméniens ont fortement investi la presse française, et chaque journaliste d’origine arménienne va devenir un « soldat » de la communauté. Des responsables de la rédaction de grands quotidiens, hebdomadaires ou radios deviennent ainsi des porte-parole de la cause arménienne. 

Malgré cela, l’Ambassadeur d’Azerbaïdjan a pu, un temps, exprimer le point de vue de son pays dans des medias comme Radio-Courtoisie, TV5 monde, Radio Maghreb, France 24, RFI, Opinion Internationale, La Tribune, etc… Mais après sa cuisante défaite militaire qui l’a obligée à restituer à l’Azerbaïdjan les territoires qu’elle occupait depuis 30 ans, l’Arménie a décidé d’engager toutes ses forces dans la bataille de l’information afin de dresser un véritable mur entre l’Azerbaïdjan et le public. 

Pendant, et après la guerre du Karabakh, des centaines de reportages, de débat ont été consacrés au conflit sans qu’aucun intervenant azerbaïdjanais ne soit jamais invité. Les quelques reporters, comme Liseron Boudoul sur TF1, qui ont simplement essayé de témoigner de ce qu’ils voyaient sur le terrain ont été rapidement écartés. 

L’Ambassade d’Azerbaïdjan va donc, elle aussi, s’investir fortement en presse écrite, en télévision, sur internet, pour tenter de créer des brèches dans ce mur. Ce sera difficile, mais elle réussira tout de même à s’exprimer dans des medias comme Valeurs Actuelles, Causeur, ou la chaîne du câble Ere TV. 

Renforcer la diaspora azerbaïdjanaise 

S’il est quelque chose à mettre au crédit de la diaspora arménienne en France, c’est d’avoir su, à partir d’une communauté disparate et divisée dans les années 80, construire une force structurée et efficace.

Pour contrecarrer la désinformation dont celle-ci est devenue une experte, la diplomatie azerbaïdjanaise se devait aussi d’aider les azerbaïdjanais de France à mieux s’organiser. Ces cinq dernières années ont ainsi été marquées par une meilleure organisation de la communauté azerbaïdjanaise en France, qui est devenue plus soudée, plus active, et s’est mobilisée autour des réseaux sociaux et de l’organisation d’événements mémoriels et culturels au Centre Culturel d’Azerbaïdjan. Désormais, la communauté azerbaïdjanaise sait faire entendre sa voix, comme cette semaine devant le Sénat contre la résolution anti-azerbaïdjanaise. 

Promouvoir l’Azerbaïdjan 

Les nombreuses manifestations culturelles organisée par l’Ambassade pendant et à l’issue du conflit ont permis à un nouveau public de découvrir  les richesses culturelles d’un pays qui, on l’a dit, était jusqu’à présent rester dans l’ombre. Lui-même auteur d’un livre d’histoire sur les relations politiques dans le Caucase, paru en 2019  aux  Presse du Châtelet : «L’Azerbaïdjan entre les grandes puissances (1918-1920) », Rahman Mustafayev va encourager la publication plusieurs ouvrages : « Arshin mal Alan », aux Editions Hermann, sur l’opéra de Uzeyir Hadjibayli, « Entretenir la flamme, Une histoire politique de l’émigration azerbaïdjanaise (1920-1940) » par Georges Mamoulia et Ramiz Aboutalybov aux éditions Hémisphères, « Nizami Gandjavi, Ghazals suivis de Aphorismes » chez Hémisphères. Un nouvel ouvrage, en cours de publication chez Hermann, racontera la passionnante histoire de la ville de Choucha. 

Pratiquement chaque semaine, une manifestation organisée avec le concours de l’Ambassade a mis à l’honneur les beaux-arts, le cinéma, la photographie azeries, et, naturellement, la musique grâce à une série de concerts, comme celui donné à l’occasion du 100e anniversaire du compositeur  Fikret Amirov, celui du groupe de Mugham « Qarabagh », celui du pianiste Isfar Sarabski, et plusieurs concerts on-line diffusés pendant le lock-in du COVID. On a également pu écouter le flûtiste Agharahim Gouliyev, le pianiste Etibar Asadli et son groupe d’ethno-jazz. On se souvient également du grand concert organisé  en 2019 à l’Eglise Saint-Eustache en mémoire aux victimes du massacre de Khodjaly. Enfin, il y a quelques jours, le chef Fuad Ibrahimov a dirigé l’orchestre de Marseille. 

Des expositions, comme les photographies de Maya Baghirova sur les juifs de montagne sur celle les destructions commises sur le Kararabakh « Le jardin noir » pendant l’occupation arménienne, ont fait connaître la diversité des cultures azerbaïdjanaises, de même que les soirées littéraires, comme celle qui fut dédiée au 880e anniversaire du grand poète et philosophe azerbaïdjanais Nizami Ganjavi, ou la présentation du dernier livre de l’académicien Jean-Christophe Ruffin : « Le flambeur de la Caspienne ». 

Conférence des rabbins de France – Centre culturel d’Azerbaïdjan à Paris

En Avril 2019, une école azerbaïdjanaise a été ouverte à Nantes. Sa spécificité : l’enseignement de la langue azerbaïdjanaise parallèlement au Français pour les jeunes azerbaïdjanais, et l’apprentissage du Français pour les parents non francophones. Une initiative destinée à faciliter l’intégration totale de la communauté azerbaïdjanaise en France, et qui aurait dû susciter l’enthousiasme des autorités françaises habituellement si promptes à encourager l’assimilation. Mais il n’en n’a rien été. Le maire de Nantes a décliné l’invitation qui lui a été faite de visiter l’école. 

Enfin, et ce pour la première fois depuis Napoléon, la Conférence des rabbins de France s’est tenue en terre « étrangère », c’est-à-dire au Centre Culturel azerbaïdjanais à Paris. C’était en mai de cette année, en présence du Grand Rabbin de France Haïm Korsia, du Grand Rabbin de Jerusalem, du rabbin Habad de Bakou. 

Une sacrée leçon… 

Nous évoquons souvent dans ces pages, non sans une certaine nostalgie, le temps où, de de Gaulle à Chirac, la France avait une parole, qu’elle respectait, et qui était respectée. Ses choix n’ont peut-être pas toujours été pertinents – qui ne se trompe pas – mais ils ont toujours été courageux. Aujourd’hui, la France est devenue un pays donneur de leçons : sur la démocratie, sur la liberté, les droits de l’homme, et même sur l’écologie ! Des leçons qu’elle se plaît à donner aux autres sans pour autant les appliquer à elle-même. Surtout, la France ne sait plus tenir ses engagements.  

Concernant l’Azerbaïdjan, les déclarations successives du Président de la République Française sont en contradiction avec les 4 résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU confirmant l’illégalité de la présence arménienne au Karabakh, et qu’elle a elle-même votées. Elles sont en contradiction avec le rôle d’arbitre que lui conférait sa co-présidence du groupe de Minsk. Enfin, elle viole le  « Traité d’amitié, de compréhension mutuelle et de coopération » signé entre l’Azerbaïdjan et la France en 1993. 

L’Ambassadeur d’Azerbaïdjan a vite compris que la France n’était plus un partenaire fiable. Qu’elle menait, au contraire, un combat contre l’Azerbaïdjan, victime collatérale de l’islamophobie d’État, un terme que les autorités françaises cherchent d’ailleurs à censurer. Combat diplomatique, idéologique, médiatique sous couvert de discours mielleux évoquant l’amitié et le partenariat.

Notre pays, qui ne manque jamais une occasion de rappeler son attachement à la liberté d’expression a toujours privé l’ambassadeur d’Azerbaïdjan de son plus élémentaire droit de réponse, face aux calomnies de nos tartuffes médiatiques.  

Oui, la France a changé. Elle est aujourd’hui soumises aux forces de pression financières, idéologiques, et au clientélisme électoral. L’Ambassadeur a trouvé la parade en appliquant le principe de symétrie : aux (rares) actions de bonne volonté à l’égard de l’Azerbaïdjan, on répond par le soutien et l’encouragement. Les démarches hostiles reçoivent une réponse d’une égale teneur. Ainsi, la diplomatie française était désormais au parfum : chaque geste non amical serait payé en retour. 

On imagine que cela n’a pas été aisé pour Monsieur Mustafayev d’en convaincre son propre gouvernement, car il est bien difficile, pour tous ceux qui ont aimé la France de Victor Hugo, de Zola, de la sortie de l’OTAN, du non à la guerre en Irak, d’admettre que celle-ci n’existe plus. 

On ne peut d’empêcher de penser à la chanson de Guy Béart « La vérité », sortie en 1968, un symbole : 

« Le premier qui dit, se trouve toujours sacrifié
D’abord on le tue, puis on s’habitue
On lui coupe la langue, on le dit fou à lier
Après sans problèmes, parle le deuxième 

Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté
Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté » 

Oui, cela a dû être difficile, jusqu’à ce que cette « vérité » éclate au grand jour à l’occasion des récentes attaques de groupes extrémistes arméniens contre l’ambassade et le centre culturel à Paris où ils ont tenté, sous l’oeil impassible de la police, d’empêcher la tenue d’un simple concert, et surtout du vote, par le Sénat, de cette hallucinante résolution appelant, en inversant les responsabilités, oubliant que 20% du territoire azerbaïdjanais a été occupé pendant presque 30ans, à des sanctions contre l’Azerbaïdjan. Tout à l’image d’une France qui a cessé d’être elle-même. Enfin, les masques sont tombés, et l’Azerbaïdjan ne s’y laissera plus prendre.

Aussitôt après le vote, une note de protestation a été émise par le Ministère des Affaires étrangères azerbaïdjanais, indiquant « que ladite résolution est franchement provocatrice et que la France, qui prétend accompagner le processus de paix, a une fois de plus démontré de manière ouverte sa position pro-arménienne, partiale et unilatérale ».« Cette attitude de la France », souligne la lettre, «  vise à porter un coup sérieux à l’établissement de la paix dans la région, en particulier à la normalisation des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, sur laquelle notre pays insiste, sur la base de la reconnaissance et le respect mutuels de leur souveraineté, leur intégrité territoriale et l’inviolabilité de leurs frontières, et encourage les forces revanchardes qui s’opposent à la paix dans la région. » Et de conclure : « [L’Azerbaïdjan insiste] pour que la France s’abstienne d’actions et de déclarations contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, protégées par le droit international, et d’ingérence dans ses affaires intérieures. » Fermez le ban. 

Finalement, le 17 octobre, Rahman Mustafayev quittait son poste pour celui d’ambassadeur aux Pays-Bas après ce qui peut être considéré comme une victoire : il a appris à ses interlocuteurs français que, dans la diplomatie, tous les pays sont égaux entre eux. Les « petits » sont aussi dignes de respect que les « grands ». Et les grands eux aussi doivent respecter les principes de droit international. Il a appris aux élites que la France ne devrait pas regarder l’Azerbaïdjan de sa minuscule hauteur. Surtout après ce que l’Azerbaïdjan a fait pour elle. La Vice-Présidente, Mehriban Aliyeva a, par exemple, à travers la Fondation Heydar Aliyev restauré 20 églises dans diverses provinces françaises, réparé cinq vitraux de la cathédrale de Strasbourg datant du XIVe siècle, remis en état des monuments dans le jardin du château de Versailles, et contribué à la création du département d’art islamique du musée du Louvre. 
Une cinglante leçon donnée aux donneurs de leçons !

Nous, qui nous battons au jour le jour pour que notre pays redevienne la patrie de la tolérance et retrouve son influence internationale, ne pouvons que nous en réjouir.  

Leyla Abdullayeva

C’est une ambassadrice qui lui succède. Leyla Abdullayeva vient tout juste de remettre ses lettres de créance. Jusque là porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères de Bakou, brillante communicante, à la fois femme de réflexion et d’action, elle saura certainement s’appuyer sur le travail de son prédécesseur pour imprimer sa marque personnelle aux relations franco-azerbaïdjanaises qui méritent d’être développées et enrichies.    

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