Alors que Joe Biden et la droite française font semblant de croire à la version lunaire du gouvernement israélien qui, après avoir reconnu le bombardement de l’hôpital de Gaza, a attribué celui-ci aux Palestiniens eux-mêmes, un monde se lève contre le génocide des Palestiniens.
A Washington, pendant que Joe Biden se trouve à Tel-Aviv, les citoyens américains juifs et non-juifs marchent ensemble sur le Capitole, puis l’envahissent, demandant l’arrêt du « génocide des Palestiniens ».
A Athènes, des milliers de personnes manifestent.
A l’ONU, la majorité des participants au comité pour les droits de l’homme a tourné le dos à l’ambassadrice américaine Michelle Taylor lorsqu’elle a pris la parole.
En Espagne, la ministre espagnole des droits sociaux dénonce le « génocide planifié » de Gaza et déclare : « Nous, en tant que gouvernement espagnol, devons suspendre les relations diplomatiques avec Israël… »
A la Commission Européenne, Ursula von der Leyen est vivement critiquée par les diplomates pour son soutien à Israël alors qu’elle a aucune légitimé à s’exprimer sur la politique extérieure, qui relève de la responsabilité des représentants des pays membres.
Même en France, malgré les déclarations délirantes de Gérald Darmanin et de Valérie Boyer, laquelle demande à ce que Karim Benzema soit déchu de sa nationalité, le vent tourne. Le Conseil d’État invalide l’interdiction générale des manifestations pro-palestinienne, et LCI, filiale de TF1 qui ne relaie habituellement que le point de vue israélien, fait un historique magistral de la situation à Gaza.
Naturellement, d’autres émissions de LCI se sont empressé de relayer la version israélienne en compagnie d’intervenants tout dévoués à cette version. Il n’empêche. La campagne médiatique israélienne est en train de faire long feu.