27 ANS APRÈS, LAYLA RETROUVE SON KARABAKH NATAL DÉVASTÉ

Layla Sarabi est journaliste. Elle est née à Agdam, dans le Karabakh. Elle est chassée de sa ville natale lorsque les forces arméniennes l’envahissent le 23 juillet 1993. Elle n’a alors que 3 ans.

Pendant de nombreuses années, elle vit dans différentes villes européennes, dont Strasbourg, où elle a appris le français. Mais elle n’a qu’un rêve en tête : retrouver un jour sa terre natale.

Suite à l’accord de cessez-le-feu au Haut-Karabakh du 20 novembre 2020, l’armée azerbaïdjanaise entre à Agdam. “Je suis enfin libérée de mon statut de déplacée interne”, soupire Layla, qui revient, pour la première fois depuis 27 ans, dans son village natal.

Agdam était une jolie ville dont le nom, d’origine turque, signifie “maison blanche où tombent les rayons du soleil”. Des coquettes maisons blanches de son enfance, il ne reste que ruines et désolation. Entre les monuments détruits, les vestiges d’un musée, la mosquée transformée en étable, Layla peine à retrouver les images de son enfance. 27 ans d’occupation arménienne n’ont laissé qu’un paysage dévasté, un fantôme d’Hiroshima.

“Ma mère avait 29 ans, quand elle avait été forcée de quitter Agdam” explique Layla tandis qu’elle enferme un peu de terre dans un sac “Son seul désir était de revenir un jour dans sa ville. Elle m’avait demandé de lui ramener de la terre du sol d’Agdam lorsqu’elle sera libérée.
Ma mère est décédée il y a 4 ans des suites d’un cancer. Les karabakhis ont eu leur vie tronquée, loin de leur foyer natal. La terreur arménienne a paralysé, il y a 30 ans, les espoirs et l’avenir d’un million habitants de Karabakh. Comme le dit le chef d’Etat azerbaïdjanais, nous avons chassé le nazisme du Caucase en libérant le Karabakh, notre propre territoire. La justice doit être faite tôt ou tard. Parce que le Karabakh c’est l’Azerbaïdjan !”

Retrouvez ci-dessous le film que Layla Sarabi a tourné dans son Agdam libérée.

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