INAUGURATION DE L’AÉROPORT DE FUZOULI

Les présidents azerbaïdjanais et turc ont coupé le ruban et reçu les clefs symboliques de l’Aéroport, construit avec la participation d’entreprises azerbaïdjanaises et turques. Un premier avion, emmenant des journalistes et des blogueurs avait déjà atterri sur sa piste le 5 septembre.

Les deux présidents ont saisi l’occasion pour prendre connaissance de l’avancement des travaux de construction de l’autoroute Ahmadbeyli-Fuzouli-Choucha, et poser la première pierre de la future autoroute Horadiz-Djabraïl-Zenguilan-Aghbend (corridor de Zenguézour). Ils ont également constaté l’avancement des travaux en cours dans le cadre du projet « Village intelligent » mis en œuvre dans le village d’Aghaly de la région de Zenguilan.

Ensuite, les présidents se sont entretenus en tête-à-tête à Aghaly, où ils ont fait une déclaration conjointe à la presse. En abordant la question du corridor de Zenguézour, le président Ilham Aliyev a rappelé que le Zenguilan était situé « dans la zone du Zenguézour oriental ». « Le corridor de Zenguézour qui la traverse reliera l’ensemble du monde turcophone. L’Azerbaïdjan et la Turquie prennent des mesures pratiques pour la réalisation du corridor de Zenguézour”

Cette visite du Président turc constitue, selon les analystes politiques, le commencement d’une nouvelle ère dans les relatons azerbaidjano-turques. Le mois prochain, l’Azerbaïdjan transmettra la présidence du Conseil turcique à la Turquie. « La coopération et les liens fraternels entre les États turcophones seront renforcés encore davantage, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour l’ensemble du monde turc », a estimé le chef de l’Etat azerbaïdjanais au cours de la conférence de presse.

L’ouverture de l’aéroport international de Fuzouli et la mise en oeuvre de nouveaux projets dans différentes régions du Karabakh, détruites par les arméniens pendant les années d’occupation, sont des événements majeurs pour les deux pays, mais aussi pour les autres pays de la région. Le corridor de Zenguézour contribuera, selon les deux Présidents, au développement de la région toute entière.

Pour le Président Ilham Aliyev, le mois d’octobre revêt, pour l’Azerbaidjan, une signification particulière, puisque ce 18 octobre, a été fêtée, dans une nation dont l’intégrité a été retrouvée après 30 ans d’occupation, le 30ème anniversaire de la restauration de l’indépendance nationale.

Le 28 mai 1918, la République démocratique d’Azerbaïdjan déclarait son indépendance en tant que première république démocratique de l’Orient musulman. Cette République ne devait durer que 23 mois. Mais à partir d’octobre 1991, des discussions animées eurent lieu lors de la session extraordinaire du Soviet suprême de la République d’Azerbaïdjan. Le 18 octobre 1991, lors de la session du Soviet suprême, un document historique, la loi constitutionnelle “sur l’indépendance de l’État de la République d’Azerbaïdjan” fut adopté. L’Azerbaïdjan proclamait son indépendance le 31 août 1991.

La Turquie a été le premier État à reconnaître l’indépendance de l’Azerbaïdjan, le 9 novembre 1991, immédiatement suivie par la France, deuxième pays à reconnaître l’Azerbaïdjan indépendant, le 31 décembre 1991. Moins d’un an plus tard, en 1992, La France ouvre une ambassade à Bakou. Le 2 mars 1992, l’Azerbaïdjan devient membre des Nations Unies.

Les déclarations de deux présidents Erdogan et Aliyev sont la continuation de celles prononcées à Choucha. Elles évoquent la stabilité de la région, les relations entre les pays voisins y compris la Turquie, l’Azerbaidjan, la Géorgie, la Russie, l’Iran et aussi, bien sûr, l’Arménie.

Les deux chefs d’Etat ont rappelé, lors de la conférence de presse, leur attachement à la paix, l’importance de la coopération et du dialogue dans la région, qui se trouve aujourd’hui dans une situation nouvelle. L’Azerbaïdjan a retrouvé toute sa souveraineté territoriale et s’attache à construire une paix durable. Une paix qui servira également les intérêts de l’Arménie. C’est en effet dans le cadre d’un accord de paix qu’une coopération régionale, dans laquelle l’Arménie apportera sa contribution, pourra enfin se développer.

C’est pourquoi il est essentiel que l’Arménie montre une volonté sincère de résoudre ses problèmes avec l’Azerbaïdjan. Ainsi que l’a souligné le président turc dans son discours : “S’il y a une volonté sincère d’apaisement de la part de l’Arménie envers l’Azerbaïdjan, il n’y aura pas d’obstacles à la normalisation des relations de la Turquie avec l’Arménie… Je souligne une fois de plus que la Turquie rendra chaque pas positif vers une paix durable avec la même compréhension constructive”

Zeynab Kazimova
Fondatrice du journal Le Carrefour, seul journal francophone d’Azerbaidjan, et membre de l’Union des Journalistes d’Azerbaidjan

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